|
Survol de l'histoire de la ville de Québec
Du temps de Stadaconé (1535-1543)
En septembre 1535, Jacques Cartier jette l'ancre près de l'embouchure d'une
rivière qu'il nomme Sainte-Croix (aujourd'hui Saint-Charles). À
la recherche de richesses et d'une nouvelle route vers l'Asie, il explore cette
partie de l'Amérique septentrionale au nom du roi de France, François
Ier.
Sur l'emplacement actuel du
parc Cartier-Brébeuf ,
le capitaine malouin fait ériger un fort de pieux. À proximité
se trouve le village de Stadaconé qui est « aussi bonne terre
qu'il soit possible et bien fructiférante ». Environ cinq cents
Iroquoiens y vivent, regroupés dans des maisons longues. Outre les produits
de la chasse et de la pêche, ils tirent leur subsistance de la culture du
maïs, de courges et de haricots.
Pour les Européens, le premier hiver laurentien est tragique. Ils doivent subir le froid, la neige,
la faim et surtout le scorbut qui décime une partie de l'équipage.
Les hommes de Cartier sont sauvés in extremis par une
tisane de cèdre blanc, l'annedda. Dès le mois de
mai 1536, les survivants retournent en France, après avoir enlevé
quelques habitants de Stadaconé et le chef du village, Donnacona.
Ces derniers ne reverront jamais l'Amérique.
Cartier revient fonder une colonie en 1541. Il agit sous les ordres du lieutenant général
Jean-François de La Rocque de Roberval. Arrivé à
Stadaconé au mois d'août, avec cinq navires, il choisit
de s'établir à l'embouchure d'une rivière qui portera
le nom de Cap-Rouge. Il fait labourer la terre et construire deux forts,
l'un sur la grève, l'autre au sommet du cap. L'hiver est difficile;
le scorbut et le harcèlement des autochtones, devenus hostiles,
incitent Cartier à retourner en France. Il rapporte une cargaison
de pyrite de fer et de quartz qu'il prend pour de l'or et des diamants.
Sur la route, il croise le sieur de Roberval qui tente à son
tour de s'établir au même endroit. Le scorbut fait à
nouveau des ravages. En juin 1543, on rapatrie les colons, mettant ainsi
fin à la première tentative de peuplement français
en Amérique du Nord.
Quand Samuel de Champlain s'installe à Québec en 1608, le village de Stadaconé n'existe
plus et les Iroquoiens ont déserté la vallée du
Saint-Laurent pour s'établir dans la région des Grands-Lacs.
On avance plusieurs hypothèses pour expliquer leur départ :
la maladie, un refroidissement du climat, et surtout les guerres entre
nations autochtones.
À l'aube du XVIIe siècle, le
site actuel de la ville de Québec est visité par des nomades
algonquiens. Ils viennent pêcher l'anguille et faire du troc.
Historienne: Louise Côté
|
|

|
|
|