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 Histoire du Québec 
1. La Nouvelle-France (1534-1760)

1534 :  Jacques Cartier   prend possession du Canada   au nom du roi de France!
1608 :  Samuel de Champlain   fonde   Québec!
1642 : Fondation de Montréal (Ville-Marie) par Paul Chomedy de Maisonneuve.
1759 : Guerre de la Conquête et bataille des plaines d'Abraham. Montcalm et Wolfe sont tués. Capitulation de Québec le 17 septembre.
1760 : Vaudreuil signe la capitulation de Montréal. Fin du régime français en Nouvelle-France.

2. Le régime anglais (1760-1867)

1761 : Un an après la conquête, la colonie se vide de toute son élite économique, le commerce étant l'affaire des Anglais.

1763 : Traité de Paris. La Nouvelle-France devient alors la Province of Québec , ses frontières sont réduites, les lois anglaises entrent en vigueur et le serment du Test est obligatoire pour entrer dans la fonction publique.

1766 : Retour du premier évêque catholique : Monseigneur Briand. Son but : prêcher la soumission aux nouvelles autorités.

1774 : Afin de s'assurer de l'allégeance des Canadiens français advenant une invasion américaine, l'Angleterre octroie l'Acte de Québec, qui remet les lois françaises et le catholicisme en vigueur. Il n'y a cependant rien pour la bourgeoisie canadienne-française, qui été minée.

1791 : Acte constitutionnel. Cet acte divise le Canada en 2 parties : le Bas-Canada (Québec) et le Haut-Canada (Ontario). Les deux provinces ont le pouvoir d'élire leurs députés et d'édicter leurs lois.

1795 : À Québec, les Britanniques représentent 65% des membres des professions libérales et 44% des hommes d'affaires, mais seulement 18% des artisans et 10% des simples ouvriers.

1801 : Mise en place d'un réseau scolaire qui vise l'assimilation à la loi protestante et à la langue anglaise.

1806 : Fondation du premier journal patriote, Le Canadien .

1810 : En mars, le gouverneur Craig ordonne la saisie des presses du Canadien et l'arrestation des principaux rédacteurs.

1832 : Violence à Montréal : à l'occasion d'une élection partielle, les troupes chargent la foule et tuent 3 francophones.

1834 : Le Parti Patriote remporte une éclatante victoire aux élections et présente ses « 92 résolutions ».

1837 : Devant le refus de Londres de prendre en considération les demandes des Patriotes, des assemblées publiques se tiennent partout en province. Les assemblées sont aussitôt interdites par le gouverneur Gosford. À l'automne, la rébellion éclate. La répression des Anglais est immédiate : villages brûlés, population molestée.

1838 : Nouveau soulèvement des Patriotes et la répression est encore plus forte cette fois : 58 personnes sont déportées et 12 pendues.
Un des patriotes pendus, Chevalier de Lorimier , affirme sa ferveur indépendantiste dans une
lettre, la veille de sa mort. (Pour en savoir plus long à ce sujet, regardez le film « 15 février 1839 », du cinéaste Pierre Falardeau.)

1839 : Lord Durham recommande l'assimilation des Canadiens français par l'anglicisation et l'immigration.

1840 : Pour mettre les Canadiens français en état d'infériorité politique, Londres sanctionne la loi de l'Union, qui crée le Canada-Uni. La langue anglaise y devient la seule langue officielle. Même si le Haut-Canada (Ontario) a une dette 13 fois plus élevée que le Bas-Canada (Québec), il y a mise en commun des dettes. De plus, les 2 Canadas sont représentés par le même nombre de députés, même si le Bas-Canada (Québec) est plus peuplé que le Haut-Canada (Ontario).

1864 : Un dénommé Médéric Lanctôt fonde un parti qui prône un Québec indépendant. Ce parti va cependant mourir avec la naissance de la Confédération.

1867 : Entrée en vigueur de la Confédération, AANB. Cet acte consacre la minorisation politique des Francophones au Canada : le Québec ne forme plus qu'une province sur 4 et représente 33,7% de la population canadienne.

3. Le Canada (1867-1924)

1871 : Le Common School Act interdit l'enseignement du français au Nouveau-Brunswick.
1873 : Le Québec ne forme plus qu'une province sur 7.
1876 : Adoption par le gouvernement fédéral de la loi sur les Indiens, qui les confinent à des réserves très exiguës.
1877 : Le Public School Act interdit l'enseignement du français à l'Île-du-Prince-Edouard, au grand dam des Acadiens.
1885 : Soulèvement des Métis. Après un procès malhonnête et truqué, Riel, le chef des Métis, est pendu le 16 novembre à Régina. Comme les Métis sont francophones, 50000 personnes se réunissent à Montréal pour protester.
1890 : L'immigration ayant permis aux anglophones de devenir majoritaires au Manitoba, le premier ministre manitobain Greenway abolit les droits du français à l'école, au Parlement et devant les tribunaux.
1900 : Naissance du syndicalisme au Québec et fondation de la première caisse populaire par Alphonse Desjardins.
1905 : L'Alberta réduit l'enseignement du français aux première et deuxième années. Après : une demi-heure par jour.
1911 : Wilfrid Laurier, qui est pourtant un ardent défenseur du fédéralisme canadien, déclare : « Nous sommes forcés d'arriver à la conclusion que le Québec seul est notre patrie, parce que nous n'avons pas de liberté ailleurs. »
1912 : L'Ontario réduit l'enseignement du français à la première année du primaire.
1916 : La loi Thornton abolit l'enseignement du français au Manitoba.
1918 : Après 5 jours d'émeutes à Québec contre la conscription, un régiment de Toronto est dépêché sur les lieux et tire sur la foule à la mitrailleuse : 4 morts et 70 blessés.
1927 : Le conseil privé de Londres accorde le Labrador à Terre-Neuve, et ce au détriment du Québec.


4. Le Québec moderne (1929 - aujourd'hui)

1929 : Début de la Grande Dépression

10 septembre 1939 : Le gouvernement fédéral promet au Québec qu'il n'y aura pas de conscription.

1940 : Camilien Houde, maire et député de Montréal, est arrêté pour s'être opposé publiquement à la conscription. Houde est interné sans procès pendant quatre ans.

1942 : La presse anglophone, le PC et certains libéraux, réclament la conscription. Pour se libérer de ses engagements envers le Québec, Mackenzie King organise le 27 avril un plébiscite dans tout le Canada. Résultat : le Québec refuse la conscription à 80%. Le Québec doit donc se plier à la décision de la majorité.

23 juillet 1942 : Le gouvernement impose des « accords fiscaux » au Québec, invoquant « l'effort de guerre ». Entre 1941 et 1947, le fédéral prélèvera 2 milliards au Québec et ne lui retournera que 100 millions.

1947 : Le fleurdelisé devient le drapeau officiel du Québec .

10 septembre 1960 : Marcel Chaput et André d'Allemagne fondent le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN).

10 juin 1961 : 15,2% des Québécois sont favorables à l'indépendance du Québec.

1962 : Un sondage révèle que 26,2% des Québécois sont en faveur de l'indépendance du Québec.

30 mai 1964 : Pierre Bourgault devient chef du RIN.

24 juillet 1967 :  Charles de Gaulle , président de la République française, lance son fameux : « Vive le Québec libre ! » du balcon de l'hôtel de ville de Montréal.

25 juin 1968 : Pierre-Elliott Trudeau est élu premier ministre du Canada et parlera du « lousy French » (Français dégueulasse) des francophones québécois.

1970 : Crise d'Octobre. Le FLQ tue Pierre Laporte. Trudeau décrète la loi des mesures de guerre et des centaines d'arrestations sans mandat sont effectuées.

1973 : La GRC vole par effraction à Montréal la liste des membres du PQ. On apprendra en 1992 que ce vol faisait suite à une demande du cabinet Trudeau.

15 novembre 1976 : Le PQ prend le pouvoir. C'est la première fois qu'un parti indépendantiste prend le pouvoir au Québec.

1977 : Adoption par le gouvernement du Québec de la loi 101, qui va beaucoup plus loin que la loi 22 dans l'affirmation de la primauté du français. Regroupés dans Alliance Québec , un groupe de pression largement financé par Ottawa, des anglophones contesteront la loi devant les tribunaux et réussiront au cours des ans à en faire invalider d'importantes sections.


1980 : Premier référendum : le camp du OUI récolte 40,4% des votes contre 59,6% pour le NON. Les francophones sont divisés en deux blocs presque égaux.
4 novembre 1981 : Négociations constitutionnelles entre Ottawa et les provinces. En pleine nuit et à l'insu de René Lévesque , Jean Chrétien négocie avec les provinces anglophones dans la cuisine du Château Laurier et se met d'accord avec elles sur le rapatriement de la constitution. Le Québec, isolé, voit ses pouvoirs diminués dans le domaine de la culture et de l'éducation.
17 avril 1982 : La constitution est officiellement rapatriée, sans l'accord de Québec.
18 mars 1988 : Jacques Parizeau devient chef du PQ.
15 décembre 1988 : La cour suprême du Canada déclare illégal l'unilinguisme français obligatoire dans l'affichage commercial et les raisons sociales. Révolte au Québec !
1990 : Selon Statistique Canada, l'Ontario reçoit du fédéral 58% des sommes pour la recherche et le développement et le Québec 12%.
23 juin 1990 : Échec de l'accord du lac Meech. Quelques provinces refusent de reconnaître le caractère distinct du Québec.
25 juillet 1990 : Création du Bloc Québécois par Lucien Bouchard
28 octobre 1990 : Chrétien promet d'abolir la TPS s'il est élu.
5 novembre 1991 : Dans une volte-face, Chrétien déclare qu'il n'abolira pas la TPS s'il est porté au pouvoir.
14 décembre 1993 : Daniel Johnson devient chef du PLQ.
15 mars 1995 : Stanley Hart, ex-conseiller de Mulroney, déclare qu'en cas d'une victoire du OUI au référendum, le devoir de Chrétien sera « de faire souffrir économiquement le Québec afin d'éviter que la sécession ne soit proclamée ». Stéphane Dion ajoute que « plus ça fera mal, plus l'appui à la souveraineté baissera. »
12 juin 1995 : Le PQ, le BQ et l'ADQ s'entendent officiellement sur une position commune quant aux offres d'association à faire au Canada advenant une victoire du OUI au référendum.
30 octobre 1995 : Deuxième référendum : le OUI récolte 49,4% des voix et le NON 50,6%. Les Québécois francophones votent OUI à 61%. Parizeau impute la défaite « à l'argent et au vote ethnique » et démissionne le lendemain.
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